25 Juillet 2018

À l’heure où le gouvernement canadien travaille sur le projet de loi C-75 sur la réforme du système pénal, Sophie de Saussure, une boursière de la cohorte 2017, se penche sur les effets sociaux d’une telle situation pour les enfants de parents incarcérés dans un article paru le 30 mai 2018 dans Options Politiques.

Au Canada, plusieurs dizaines de milliers d’enfants vivent séparés d’un de leurs parents en raison de l’incarcération de celui-ci. Confrontés à des difficultés sociales, psychologiques, affectives et financières, ces enfants vivent de la stigmatisation. Alors que la recommandation formulée en 2011 par le Comité des droits de l’enfant des Nations unies insiste sur la nécessité de favoriser des solutions de rechange à la détention pour les personnes ayant un enfant à charge, ces derniers sont toujours absents tant sur la scène politique et médiatique que dans les politiques sociales.

Proposant trois pistes de réflexion pour faire avancer les choses, Sophie de Saussure espère amener le gouvernement à inclure la problématique relative aux enfants des contrevenants dans sa réflexion sur la réforme ainsi qu’à élaborer une politique de soutien pour les enfants confrontés à l’incarcération parentale.

Sophie de Saussure

Sophie de Saussure (droit, Université d’Ottawa) s’intéresse à la façon dont les tribunaux pourraient tenir compte de l’intérêt des enfants des contrevenants lors de la détermination de la peine de leurs parents.

Boursiers 2017